des maux.. des mots

En Ouverture

le 01/12/2008 à 08h13


[Xx0.Les mOts
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Tags : poème, poésie

Poème de Julie

le 05/07/2008 à 11h30

D'un autre horizon s'élève le jour
Les chiens ont crié "attrapez les"
Ni chaines, ni menottes aux poignets
Ils ont pleuré à s'en rendre sourds

Gamins d'innocents aux portes de l'enfer
Ils ont couru, tenté de se sauver
À coup d'explosion se sont sacrifiés
Retrouvés morts, sanglants, à terre

Un sourire de carnassier les accueille
"On vous rééduquera... c'est maladif"
Un uniforme informe, inexpressif
Et cet équilatéral en guise de cercueil

De prisons en laboratoires d'analyse
Un but inaccessible appelé "liberté"
Combien d'entre eux sur les barbelés
Et dans le ventre la peur qui paralyse

Ils ont soufferts d'avoir su dire "non"
Souvent jusqu'au delà des maux, la mort
Il existe ici des Hommes debout encore
Ils regardent droit devant en leur nom

Je n'ai pas connu mais ne l'oublie pas
La mémoire reste seul vestige du passé
Un passé d'il y a soixante dix années
Alors je regarde droit et je me bats.

À toi de me suivre... ou pas...

@Julie

départ vers l'ailleurs

le 05/07/2008 à 11h22

Départ vers l’ailleurs


 


Tu n’as pas de lendemain


Tes heures sont comptées


Ton visage dans tes mains


Tes larmes à jamais séchées


 


Rien en ce monde ne te retient


Tu veux partir vers l’ailleurs


Pour fuir le prochain matin


Pour ne pas finir dans la peur


 


Mais elle est déjà là qui t’épiait


Cachée sous le manteau noir


De l’oubli, qui jamais ne s’ouvrait


Pour mieux t’enfermer, sans espoir


 


Lacérée par la morsure du temps


Qui tu ne pus rattraper


Tu partiras comme le vent


D’un souffle étouffé


 


Part et laisse nous nos peurs


Nos larmes ne se sont pas taries


Nous n’avons rien vu de ta douleur


Nous ne méritons que ce que l’on vit


 


Petite lame de métal froid


Aiguisée par nos soins


Qui d’un petit trait d’effroi


Ponctue ta vie d’un point


 


Sauve toi petit sœur détresse


Laisse moi sur le rebord de la vie


A n’oser te rejoindre petite déesse


Perdue dans ce monde de dépit


 


J’aurais tant aimé de toute mon âme


Arrêté ce trait dessiné sur ton bras


Stopper l’enfer de cette lame


Qui me prive de ton aura


 


Aveugle j’étais, aveugle je reste


Les paupières à jamais scotchées


Pour ne plus voir toute cette peste


Qui m’abrutie continuellement de nausée


 


@jean fred 10.08.06

le voile et le temple

le 07/06/2008 à 14h54

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Si l’ombre se reflète au-delà des murs du temple

C’est que le soleil s’est posé sur ce corps

Dans la pénombre qui tombe, est ce qu’il tremble ?

Ou,  est ce qu’il se repose de tant d’efforts ?

 

Les douleurs antiques qui régissent les âmes meurtries

Finiront par avoir raison de la jeunesse qui s’évapore

C’est plus tard qu’elle s’en rendra compte,  amoindrie

Quand l’ombre aura gagnée sur le terrain de la mort

 

Aujourd’hui, elle rêve au-delà du désir des sens

À celui qui, doucement se posera à ses côtés

Effeuillant les pétales d’une fleur aux pétales de sang

Souriant à la vie qui continue son cheminement zélé

 

Qui la touchera d’une main preste et légère ?

Qui saura la faire frémir d’un geste  précis ?

Elle ne sera à lui que s’il sait être fier

De la prendre toute entière  sur le lit.

 

Après, bien après, elle s’éteindra doucement

Et l’ombre regagnera son corps dénué de force

Pour la couvrir de la légèreté de son voile blanc

Afin qu’elle s’endorme dans les ruines du temple

Mortel

le 21/05/2008 à 17h55

Mortel


 


J’ai perdu mon âme à essayer de comprendre


J’ai laissé mon cœur perdu dans les immondices


Je suis seul à présent pour tenter de descendre


Loin dans les profondeurs du néant sans délices


 


Tu m’as égarée sur les chemins de la solitude


Là où naguère j’errais dans ma tranquillité


Dans la nuit sombre brouillard des certitudes


Les yeux ouverts encombrés d’erreurs passées


 


L’horreur des matins au soleil pâle dans l’eau


Que n’as tu fait pour m’éloigner de vous


Mes amours déchues habillées d’oripeaux


Tu m’as englouti hors des limites, hors tout


 


Je suis assis sur le rebord de ce trottoir sale


A mendier une once d’amour en retour


Et toi tu fais chavirer les cœurs dans ce dédale


En riant plus fort à chaque fois dans tes labours


 


Je fuis le bonheur de peur qu’il ne revienne


Je n’espère plus rien de cette ancienne vérité


Qui disait qu’on aimait en faisant sienne


L’union qui devait vivre avec force des années


 


Je te maudis, toi qui en me regardant me juge


Ne m’as tu pas déjà tué en passant sous ces échelles


Ne suis je pas assez torturé, en passant à la purge


De ton amour qui m’a frôlé les lèvres du baiser mortel


 


Mes rimes sont pauvres et à l’image de mon dilemme


Qu’y puis je, je n’aurais jamais le talent d’un Rimbaud


Je ne puis choisir entre toi et toi, difficile problème


Où je meurs inévitablement  un couteau dans le dos.

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Jean Frédéric le 06/11/05


 


 

Laisse le vent

le 21/05/2008 à 17h53

Laisse le vent …..

 

 

 

Laisse le vent souffler sur la lande

Oubli d’où tu viens et respire

Cet aveu de plénitude et de détente

Qui fait que,  plus rien n’empire

 

Hier la guerre larvée où tu sombrais

Aujourd’hui les yeux ouverts tu vis

Hier la nuit envahissait ce qui passait

Aujourd’hui le soleil de sa splendeur luit

 

Tes pas t’ont menés vers cette contrée

Là où jamais tu n’as vécu si paisible

Regarde devant toi, l’horizon nacré

T’offre ses couleurs tellement visibles

 

Tu n’as jamais aimé comme maintenant

Elle doit t’attendre ici ou là, quelque part

Pas de désespoir dans tes yeux avenants

Le sourire  aux lèvres, tu n’es plus hagard

 

Laisse le vent s’engouffrer dans ton âme

Il lui fera du bien en aérant ton esprit

Laisse ton cœur s’ouvrir sans armes

Il ne sera rempli que d’amour sans prix

 

Que c’est bon d’être ivre de ces sensations

Tu vas renaître de tes cendres calcinées

Seconde naissance, tu as trouvé ta direction

Tu es fier à présent d’être d’être à nouveau  né.

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Jean – Fred 02.11.2005

Lui contre nous

le 10/05/2008 à 11h13

 Lui contre nous

 

 

T’aurais je parlé si tes yeux ne m’avaient pas incités à le faire ?

Je n’étais qu’un homme perdu dans l’univers des imbécilités

Tu étais là, comme apparue de nulle part, et pourtant si fière

La couleur de tes yeux m’a fait plonger dans ma saison préférée

 

Toi le guerrier aux ombres maléfiques, à la main leste

Que n’as tu semé l’horreur dans tes nuits agitées

Tes armes prêtes à semer la mort sortant de ta veste

Voit dans mon regard, l’étincelle qui ne t’a jamais acquittée

 

Oh mon ange qui de par les merveilles que tu me donnes

Je ne saurais prendre tout ce que tes yeux sont capables

Au sourire que tu m’offres gracieusement, je m’abonne

Et tes yeux, qu’ils sont beaux, leur amour est palpable

 

Tes bottes frappant le pavé au pas de l’oie en rythme

Tu avances rien ne t’arrêtera, ton regard est noir

Un battement de cils tu détruis tout au nom d’un hymne

Celui de la violence qui anéantie nos villes dortoirs

 

Sortant de mes rêves ensommeillés je ne puis parler

La lumière m’aveuglant encore un peu juste un peu

Regarde moi, mes yeux te disent comme je sais aimer

Lueur d’amour au fond de mes pupilles, un petit feu

 

Face à face, toi et moi, contre un monde qui nous cerne

Toi guerrier, malandrin des temps modernes assassins

Mon amour aux yeux de jade plonge en mon regard sans cerne

Toi, tue, et rançonne la ville, oublie nous, toi si hautain

 

Le ciel se couvre de nuages blancs aux formes alanguies

Toi homme machine, au regard vide de tous sentiments

Mon cœur, ma vie, mon avenir, allonge toi sur notre lit

Toi, nous trouveras-tu dans notre nid, nous protégeant

 

Entends-tu son pas qui s’éloigne loin de nous ?

Nous sommes sauvés, la haine ne nous a pas pris

Enfin libre de tous ce qui s’acharnaient contre nous

Tes yeux dans mes yeux, ensemble nous aurons appris


 

@Jean Frédéric le 10.11.05

la mer ou toi

le 01/05/2008 à 08h55



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La mer ou toi


 Bullle d’oxygène qui fut ma bulle de vie

Au bout de ton envol il y a mon amour

Tableau idyllique d’un univers qu’on envi

Chasse gardée des amoureux  des faubourgs

 

Les rues désertées vers qui mènent l’absence

Ses ruelles aux senteurs d’autrefois oubliées

Le doux parfum de l’iode salée comme ambiance

Achève le voyage vers celle à qui nous sommes lié

Le bleu de ton reflet vers le ciel m’apporte tant

Je ne puis vivre trop loin de ton sable doré

Je me mire dans les pensées océanes juste à temps

Pour que jamais je ne cesse loin de toi, respirer

 

Ta colère sait être des plus cruelles lorsque tu rugis

Nombre de cœurs se sont perdus, emportés dans ton ventre

Combien de femmes ont attendues les yeux rougis

Celui qui à jamais ne reviendra de ton antre.

 


Tes vagues sont le sommet de ton apothéose hurlante

Tes creux sont aussi profonds qu’un sentiment déchu

Ta rage est aussi vorace que ton ardeur accablante

Tu avales, tu dévores, comme cet amour échu

 

La force passe doucement, pour voir arriver l’accalmie

La paix revenue en ton sein, je m’éloigne du rivage

Loin la terre ferme où elle m’attend endormie

Je nage en toi qui as su me préserver du ravage


 

Bleus sont tes yeux lorsqu’ils s’éclairent de ton sourire

Bleue est sa couleur mythique qui la fait si belle

Bleus sont mes maux, tellement difficile à écrire

Bleue est ton amour qui tremble comme une chandelle

Le calme qui s’empare de moi, la sérénité retrouvée

Auras tu la force, comme la mer, de me contenir ?

Aurais je nagé assez loin pour ne plus m’égarer ?

Auras tu assez de bleu pour m’envelopper d’avenir ?

 


@Jean Frédéric  11.10.2005

prété pour te le rendre

le 01/05/2008 à 08h51

Prêté pour te le rendre

 

 

Tu m’as prêté ton épaule, pour que mon visage s’y repose

Je t’ai rendu ma colère pour que rien ne s’y oppose

Tu m’as prêté ta douceur pour que je me calme doucement

Je t’ai rendu ma violence pour que plus rien en soit tourment

 

Tu m’as prêté ta main, pour que je puisse la serrer fort

Je t’ai rendu ton bras pour que je sois livré à mon sort

Tu m’as prêté ton idéal pour que je mes jambes me portent

Je t’ai rendu ta pensée pour n’avoir plus l’air d’un cloporte

 

Tu m’as prêté  ta vie pour que je revive un peu de temps

Je t’ai rendu ton envie pour que tu me sortes de ton clan

Tu m’as prêté ton au revoir, pour ne pas me dire adieu

Je t’ai rendu ta liberté pour ne pas que je sois ton dieu


@Jean Frédéric 10.10.2005

 

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