
Juste vous dire merci de passer par ici
D'un autre horizon s'élève le jour
Les chiens ont crié "attrapez les"
Ni chaines, ni menottes aux poignets
Ils ont pleuré à s'en rendre sourds
Gamins d'innocents aux portes de l'enfer
Ils ont couru, tenté de se sauver
À coup d'explosion se sont sacrifiés
Retrouvés morts, sanglants, à terre
Un sourire de carnassier les accueille
"On vous rééduquera... c'est maladif"
Un uniforme informe, inexpressif
Et cet équilatéral en guise de cercueil
De prisons en laboratoires d'analyse
Un but inaccessible appelé "liberté"
Combien d'entre eux sur les barbelés
Et dans le ventre la peur qui paralyse
Ils ont soufferts d'avoir su dire "non"
Souvent jusqu'au delà des maux, la mort
Il existe ici des Hommes debout encore
Ils regardent droit devant en leur nom
Je n'ai pas connu mais ne l'oublie pas
La mémoire reste seul vestige du passé
Un passé d'il y a soixante dix années
Alors je regarde droit et je me bats.
À toi de me suivre... ou pas...
@Julie
Départ vers l’ailleurs
Ton visage dans tes mains
Tes larmes à jamais séchées
Rien en ce monde ne te retient
Tu veux partir vers l’ailleurs
Pour fuir le prochain matin
Pour ne pas finir dans la peur
Mais elle est déjà là qui t’épiait
Cachée sous le manteau noir
De l’oubli, qui jamais ne s’ouvrait
Pour mieux t’enfermer, sans espoir
Lacérée par la morsure du temps
Qui tu ne pus rattraper
Tu partiras comme le vent
D’un souffle étouffé
Part et laisse nous nos peurs
Nos larmes ne se sont pas taries
Nous n’avons rien vu de ta douleur
Nous ne méritons que ce que l’on vit
Petite lame de métal froid
Aiguisée par nos soins
Qui d’un petit trait d’effroi
Ponctue ta vie d’un point
Sauve toi petit sœur détresse
Laisse moi sur le rebord de la vie
A n’oser te rejoindre petite déesse
Perdue dans ce monde de dépit
J’aurais tant aimé de toute mon âme
Arrêté ce trait dessiné sur ton bras
Stopper l’enfer de cette lame
Qui me prive de ton aura
Aveugle j’étais, aveugle je reste
Les paupières à jamais scotchées
Pour ne plus voir toute cette peste
Qui m’abrutie continuellement de nausée
@jean fred 10.08.06
Si l’ombre se reflète au-delà des murs du temple
C’est que le soleil s’est posé sur ce corps
Dans la pénombre qui tombe, est ce qu’il tremble ?
Ou, est ce qu’il se repose de tant d’efforts ?
Les douleurs antiques qui régissent les âmes meurtries
Finiront par avoir raison de la jeunesse qui s’évapore
C’est plus tard qu’elle s’en rendra compte, amoindrie
Quand l’ombre aura gagnée sur le terrain de la mort
Aujourd’hui, elle rêve au-delà du désir des sens
À celui qui, doucement se posera à ses côtés
Effeuillant les pétales d’une fleur aux pétales de sang
Souriant à la vie qui continue son cheminement zélé
Qui la touchera d’une main preste et légère ?
Qui saura la faire frémir d’un geste précis ?
Elle ne sera à lui que s’il sait être fier
De la prendre toute entière sur le lit.
Après, bien après, elle s’éteindra doucement
Et l’ombre regagnera son corps dénué de force
Pour la couvrir de la légèreté de son voile blanc
Afin qu’elle s’endorme dans les ruines du temple
Mortel
J’ai perdu mon âme à essayer de comprendre
J’ai laissé mon cœur perdu dans les immondices
Je suis seul à présent pour tenter de descendre
Loin dans les profondeurs du néant sans délices
Tu m’as égarée sur les chemins de la solitude
Là où naguère j’errais dans ma tranquillité
Dans la nuit sombre brouillard des certitudes
Les yeux ouverts encombrés d’erreurs passées
L’horreur des matins au soleil pâle dans l’eau
Que n’as tu fait pour m’éloigner de vous
Mes amours déchues habillées d’oripeaux
Tu m’as englouti hors des limites, hors tout
Je suis assis sur le rebord de ce trottoir sale
A mendier une once d’amour en retour
Et toi tu fais chavirer les cœurs dans ce dédale
En riant plus fort à chaque fois dans tes labours
Je fuis le bonheur de peur qu’il ne revienne
Je n’espère plus rien de cette ancienne vérité
Qui disait qu’on aimait en faisant sienne
L’union qui devait vivre avec force des années
Je te maudis, toi qui en me regardant me juge
Ne m’as tu pas déjà tué en passant sous ces échelles
Ne suis je pas assez torturé, en passant à la purge
De ton amour qui m’a frôlé les lèvres du baiser mortel
Mes rimes sont pauvres et à l’image de mon dilemme
Qu’y puis je, je n’aurais jamais le talent d’un Rimbaud
Je ne puis choisir entre toi et toi, difficile problème
Où je meurs inévitablement un couteau dans le dos.
Jean Frédéric le 06/11/05
Laisse le vent …..
Laisse le vent souffler sur la lande
Oubli d’où tu viens et respire
Cet aveu de plénitude et de détente
Qui fait que, plus rien n’empire
Hier la guerre larvée où tu sombrais
Aujourd’hui les yeux ouverts tu vis
Hier la nuit envahissait ce qui passait
Aujourd’hui le soleil de sa splendeur luit
Tes pas t’ont menés vers cette contrée
Là où jamais tu n’as vécu si paisible
Regarde devant toi, l’horizon nacré
T’offre ses couleurs tellement visibles
Tu n’as jamais aimé comme maintenant
Elle doit t’attendre ici ou là, quelque part
Pas de désespoir dans tes yeux avenants
Le sourire aux lèvres, tu n’es plus hagard
Laisse le vent s’engouffrer dans ton âme
Il lui fera du bien en aérant ton esprit
Laisse ton cœur s’ouvrir sans armes
Il ne sera rempli que d’amour sans prix
Que c’est bon d’être ivre de ces sensations
Tu vas renaître de tes cendres calcinées
Seconde naissance, tu as trouvé ta direction
Tu es fier à présent d’être d’être à nouveau né.
Lui contre nous
T’aurais je parlé si tes yeux ne m’avaient pas incités à le faire ?
Je n’étais qu’un homme perdu dans l’univers des imbécilités
Tu étais là, comme apparue de nulle part, et pourtant si fière
La couleur de tes yeux m’a fait plonger dans ma saison préférée
Toi le guerrier aux ombres maléfiques, à la main leste
Que n’as tu semé l’horreur dans tes nuits agitées
Tes armes prêtes à semer la mort sortant de ta veste
Voit dans mon regard, l’étincelle qui ne t’a jamais acquittée
Oh mon ange qui de par les merveilles que tu me donnes
Je ne saurais prendre tout ce que tes yeux sont capables
Au sourire que tu m’offres gracieusement, je m’abonne
Et tes yeux, qu’ils sont beaux, leur amour est palpable
Tes bottes frappant le pavé au pas de l’oie en rythme
Tu avances rien ne t’arrêtera, ton regard est noir
Un battement de cils tu détruis tout au nom d’un hymne
Celui de la violence qui anéantie nos villes dortoirs
Sortant de mes rêves ensommeillés je ne puis parler
La lumière m’aveuglant encore un peu juste un peu
Regarde moi, mes yeux te disent comme je sais aimer
Lueur d’amour au fond de mes pupilles, un petit feu
Face à face, toi et moi, contre un monde qui nous cerne
Toi guerrier, malandrin des temps modernes assassins
Mon amour aux yeux de jade plonge en mon regard sans cerne
Toi, tue, et rançonne la ville, oublie nous, toi si hautain
Le ciel se couvre de nuages blancs aux formes alanguies
Toi homme machine, au regard vide de tous sentiments
Mon cœur, ma vie, mon avenir, allonge toi sur notre lit
Toi, nous trouveras-tu dans notre nid, nous protégeant
Entends-tu son pas qui s’éloigne loin de nous ?
Nous sommes sauvés, la haine ne nous a pas pris
Enfin libre de tous ce qui s’acharnaient contre nous
Tes yeux dans mes yeux, ensemble nous aurons appris
@Jean Frédéric le 10.11.05
La mer ou toi
Bullle d’oxygène qui fut ma bulle de vie
Au bout de ton envol il y a mon amour
Tableau idyllique d’un univers qu’on envi
Chasse gardée des amoureux des faubourgs
Les rues désertées vers qui mènent l’absence
Le doux parfum de l’iode salée comme ambiance
Le bleu de ton reflet vers le ciel m’apporte tant
Je me mire dans les pensées océanes juste à temps
Ta colère sait être des plus cruelles lorsque tu rugis
Combien de femmes ont attendues les yeux rougis
Tes vagues sont le sommet de ton apothéose hurlante
Ta rage est aussi vorace que ton ardeur accablante
La paix revenue en ton sein, je m’éloigne du rivage
Je nage en toi qui as su me préserver du ravage
Bleus sont tes yeux lorsqu’ils s’éclairent de ton sourire
Bleus sont mes maux, tellement difficile à écrire
Le calme qui s’empare de moi, la sérénité retrouvée
Aurais je nagé assez loin pour ne plus m’égarer ?
Prêté pour te le rendre
Tu m’as prêté ton épaule, pour que mon visage s’y repose
Je t’ai rendu ma colère pour que rien ne s’y oppose
Tu m’as prêté ta douceur pour que je me calme doucement
Je t’ai rendu ma violence pour que plus rien en soit tourment
Tu m’as prêté ta main, pour que je puisse la serrer fort
Je t’ai rendu ton bras pour que je sois livré à mon sort
Tu m’as prêté ton idéal pour que je mes jambes me portent
Je t’ai rendu ta pensée pour n’avoir plus l’air d’un cloporte
Tu m’as prêté ta vie pour que je revive un peu de temps
Je t’ai rendu ton envie pour que tu me sortes de ton clan
Tu m’as prêté ton au revoir, pour ne pas me dire adieu
Je t’ai rendu ta liberté pour ne pas que je sois ton dieu
@Jean Frédéric 10.10.2005
©2006 - Bloxode.com est un service gratuit de Lexode.com - Prévenir d'un abus - Conditions d'utilisation