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des maux.. des mots

Ode à l'amour déchu

le 21/10/2010 à 15h50


Ni plus ni moins qu´une mascarade l´amour nous tue à coup de haine, à coup de je t´aime.
 
Qu’espérons-nous du théâtre de la vie où l’amour n’a de cesse que de nous traîner dans la boue.
 
Relevons nous de cette déchéance où la solitude est reine et, où la nuit et sa couleur noire, baigne
 
Ne croyons pas à l’évident mensonge qui nous engonce dans son manteau et nous fait le regard flou.
 
 
J’en appelle à la révolte du cœur et de l’âme sans fond, où nous nous engouffrerons vers l’enfer.
 
Les griffes aiguisées et prêt à mordre dans le moindre sentiment fluet et totalement désuet
 
Nous transpercerons de part en part quiconque se mettra, sur nos routes, en travers
 
Nous vainquerons face à l’ennemi énamouré au pas hésitant, et au sentiment inquiet.
 
 
Sortons vainqueur de notre quête salvatrice où nous savons contre qui nous nous battons
 
Bons sentiments et cœurs légers, point de ça en nos rangs, seuls des âmes dures et trempées.
 
Aucune pitié au goût amère dans la gorge déployée lorsqu’elle crie pour ne pas toucher le fond.
 
Au contraire, allons à la rencontre des cœurs meurtris pour, à notre cause, les rallier.
 
 
Ode à la destruction massive de l’amour, pour que ne règne qu’une sorte de haine débordante
 
Haine contre celles et ceux qui nous ont trompé de leur sentiments sans grande ampleur
 
Guerre contre l’hypocrisie de ce sentiment révoltant quand il distille la fausseté délirante.
 
Halte là camarade au visage contrit d’hypocrisie maladive tant envahi par la peur.
 
 
Seul, à deux ou mille, je me battrais contre vous tous qui distillez la lente agonie de l’amour
 
Peut être qu’à vous combattre, je rebâtirais un édifice haut et solide où tout pourra paraître.
 
Mais en attendant la vie, l’amour renaissant, je m’élève contre vos propres murs qui m’entourent
Et je creuserais de mes mains la brèche où se faufileront les rayons d’un soleil à renaître.

@Jean Frédéric 10/2010 

 

En Ouverture

le 01/12/2009 à 08h13


[Xx0.Les mOts
Juste vous dire merci de passer par ici


Tags : poème, poésie

Coeur de Pierre

le 14/06/2009 à 21h11

 

variation sur une goutte d'eau

le 07/03/2009 à 14h53
« Une goutte d’eau »
 
 
Doucement tu es née          
Au creux d’un rocher
Filet de vie vers l’ailleurs
Petit ru croissant pour l’heure
 
Coule au gré du temps
Cours tranquille et lent
Entre les herbes courbées
Serpente comme nos idées
 
Grandie petite goutte d’eau
Jusqu’à ce que tu sois ruisseau
Traverse nos campagnes ensoleillées
Va vers l’avenir qui t’est destiné
 
Rivière aux berges sauvages
Entraîne avec toi les pages
De ta vie qui s’amplifie
Et de ton lit qui grossit
 
Bateau lent sur l’onde
Navire et eau fondent
Une osmose naturelle 
Nature tranquille et belle
 
Tu t’élargies, tu grandies
Tes berges se multiplies
Ton lit se creuse plus fort
As tu raison, as tu tord ?
 
Bateaux énormes, plus voraces
Qui laissent sur l’onde des traces
Déchets versés dans tes eaux
Polluent l’essence même de tes idéaux
 
Petit ruisseau devenu géant
Port ouvert vers l’océan
Mutation du fil de l’eau
Fin d’un rêve qui fut beau
 
 
Jean fred
 
 
 
 

Une sombre idée au creux de sa pensée

Nuit qui tombe à l’heure des rêves

Et elle pense beaucoup, trop

 
 

Goutte d’eau qui naît à ses yeux rougis

Ouverture d’une peine qui grandie

Utilité de débordement annoncé

Trop plein d’une douleur criée

Tant de désillusion qui pousse

Elan sur les joues si douces

 

Déjà des larmes arrivent

 

Et je lèche de ma langue 

Aussi lentement que glisse

Une goutte d’eau vers tes lèvres

 
 
Jean fred

le loup

le 19/01/2009 à 18h18

Le Loup vient et s'assied, les deux jambes dressées,
Par leurs ongles crochus dans le sable enfoncées.
Il s'est jugé perdu, puisqu'il était surpris,
Sa retraite coupée et tous ses chemins pris,
Alors il a saisi, dans sa gueule brûlante,
Du chien le plus hardi la gorge pantelante,
Et n'a pas desserré ses mâchoires de fer,
Malgré nos coups de feu, qui traversaient sa chair,
Et nos couteaux aigus qui, comme des tenailles,
Se croisaient en plongeant dans ses larges entrailles,
Jusqu'au dernier moment où le chien étranglé,
Mort longtemps avant lui, sous ses pieds a roulé.
Le Loup le quitte alors et puis il nous regarde.
Les couteaux lui restaient au flanc jusqu'à la garde,
Le clouaient au gazon tout baigné dans son sang;
Nos fusils l'entouraient en sinistre croissant.
Il nous regarde encore, ensuite il se recouche,
Tout en léchant le sang répandu sur sa bouche,
Et, sans daigner savoir comment il a péri,
Refermant ses grands yeux, meurt sans jeter un cri.

Hélas! ai-je pensé, malgré ce grand nom d'Hommes,
Que j'ai honte de nous , débiles que nous sommes!
Comment on doit quitter la vie et tous ses maux,
C'est vous qui le savez sublimes animaux.
A voir ce que l'on fut sur terre et ce qu'on laisse,
Seul le silence est grand; tout le reste est faiblesse.
--Ah! je t'ai bien compris, sauvage voyageur,
Et ton dernier regard m'est allé jusqu'au coeur.
Il disait: " Si tu peux, fais que ton âme arrive,
A force de rester studieuse et pensive,
Jusqu'à ce haut degré de stoïque fierté
Où, naissant dans les bois, j'ai tout d'abord monté.
Gémir, pleurer prier est également lâche.
Fais énergiquement ta longue et lourde tâche
Dans la voie où le sort a voulu t'appeler,
Puis, après, comme moi, souffre et meurs sans parler."

Alfred de Vigny

Héroïne

le 13/09/2008 à 08h59







Je suis comme l’ombre qui tombe sur la terre noire


Annonçant cahot et colère divine


Je me terre dans la fosse commune de ma mémoire


Les yeux fermés sur mon héroïne


 


Qu’es tu devenu toi qui m’aimait


Au-delà des purgatoires infernaux


Tu m’as laissée contre l’étai qui soutenait


Ma force de vivre, parti si tôt


 


Comment en vouloir au soleil


Pourrais- je te tenir rigueur


D’être une de ces douces merveilles


Quand je ne devenais qu’un leurre


 


Qu’il est difficile d’avancer


Pour récupérer une parcelle de vie


Pour trouver de quoi balancer


Pour survivre encore dans un cri


 


Dans ce manteau qui me cache


Je ne suis plus que l’ombre de moi-même


Je me fuis en faisant tache


Sur ce que fut mon passé de bohème


 


Où faire passer la vie dans le bleu


D’une veine déjà trop assaillie


Qui m’aidera à éteindre le feu


Sous mes paupières asservies


 


Larmes de sang, coulez


Il est temps de sonner le glas


Plus rien ne passe, je suis vidé


Je veux partir, mourir sans pugilat


 


Ouvrez ma tombe pour que je me repose


Posez la pierre sur ma vie défaite


Rédigez l’épitaphe en prose


Jetez la terre sur ma mort surfaite


 


Ne pleurez pas celui que je fus


Protégez vous du vice de ma reine


Repoussez la, elle pue


Comme moi qui meurt sans peine.


 


@  Jean fred  04.09.06


 


 


Poème de Julie

le 05/07/2008 à 11h30

D'un autre horizon s'élève le jour
Les chiens ont crié "attrapez les"
Ni chaines, ni menottes aux poignets
Ils ont pleuré à s'en rendre sourds

Gamins d'innocents aux portes de l'enfer
Ils ont couru, tenté de se sauver
À coup d'explosion se sont sacrifiés
Retrouvés morts, sanglants, à terre

Un sourire de carnassier les accueille
"On vous rééduquera... c'est maladif"
Un uniforme informe, inexpressif
Et cet équilatéral en guise de cercueil

De prisons en laboratoires d'analyse
Un but inaccessible appelé "liberté"
Combien d'entre eux sur les barbelés
Et dans le ventre la peur qui paralyse

Ils ont soufferts d'avoir su dire "non"
Souvent jusqu'au delà des maux, la mort
Il existe ici des Hommes debout encore
Ils regardent droit devant en leur nom

Je n'ai pas connu mais ne l'oublie pas
La mémoire reste seul vestige du passé
Un passé d'il y a soixante dix années
Alors je regarde droit et je me bats.

À toi de me suivre... ou pas...

@Julie

départ vers l'ailleurs

le 05/07/2008 à 11h22

Départ vers l’ailleurs


 


Tu n’as pas de lendemain


Tes heures sont comptées


Ton visage dans tes mains


Tes larmes à jamais séchées


 


Rien en ce monde ne te retient


Tu veux partir vers l’ailleurs


Pour fuir le prochain matin


Pour ne pas finir dans la peur


 


Mais elle est déjà là qui t’épiait


Cachée sous le manteau noir


De l’oubli, qui jamais ne s’ouvrait


Pour mieux t’enfermer, sans espoir


 


Lacérée par la morsure du temps


Qui tu ne pus rattraper


Tu partiras comme le vent


D’un souffle étouffé


 


Part et laisse nous nos peurs


Nos larmes ne se sont pas taries


Nous n’avons rien vu de ta douleur


Nous ne méritons que ce que l’on vit


 


Petite lame de métal froid


Aiguisée par nos soins


Qui d’un petit trait d’effroi


Ponctue ta vie d’un point


 


Sauve toi petit sœur détresse


Laisse moi sur le rebord de la vie


A n’oser te rejoindre petite déesse


Perdue dans ce monde de dépit


 


J’aurais tant aimé de toute mon âme


Arrêté ce trait dessiné sur ton bras


Stopper l’enfer de cette lame


Qui me prive de ton aura


 


Aveugle j’étais, aveugle je reste


Les paupières à jamais scotchées


Pour ne plus voir toute cette peste


Qui m’abrutie continuellement de nausée


 


@jean fred 10.08.06

le voile et le temple

le 07/06/2008 à 14h54

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Si l’ombre se reflète au-delà des murs du temple

C’est que le soleil s’est posé sur ce corps

Dans la pénombre qui tombe, est ce qu’il tremble ?

Ou,  est ce qu’il se repose de tant d’efforts ?

 

Les douleurs antiques qui régissent les âmes meurtries

Finiront par avoir raison de la jeunesse qui s’évapore

C’est plus tard qu’elle s’en rendra compte,  amoindrie

Quand l’ombre aura gagnée sur le terrain de la mort

 

Aujourd’hui, elle rêve au-delà du désir des sens

À celui qui, doucement se posera à ses côtés

Effeuillant les pétales d’une fleur aux pétales de sang

Souriant à la vie qui continue son cheminement zélé

 

Qui la touchera d’une main preste et légère ?

Qui saura la faire frémir d’un geste  précis ?

Elle ne sera à lui que s’il sait être fier

De la prendre toute entière  sur le lit.

 

Après, bien après, elle s’éteindra doucement

Et l’ombre regagnera son corps dénué de force

Pour la couvrir de la légèreté de son voile blanc

Afin qu’elle s’endorme dans les ruines du temple

Mortel

le 21/05/2008 à 17h55

Mortel


 


J’ai perdu mon âme à essayer de comprendre


J’ai laissé mon cœur perdu dans les immondices


Je suis seul à présent pour tenter de descendre


Loin dans les profondeurs du néant sans délices


 


Tu m’as égarée sur les chemins de la solitude


Là où naguère j’errais dans ma tranquillité


Dans la nuit sombre brouillard des certitudes


Les yeux ouverts encombrés d’erreurs passées


 


L’horreur des matins au soleil pâle dans l’eau


Que n’as tu fait pour m’éloigner de vous


Mes amours déchues habillées d’oripeaux


Tu m’as englouti hors des limites, hors tout


 


Je suis assis sur le rebord de ce trottoir sale


A mendier une once d’amour en retour


Et toi tu fais chavirer les cœurs dans ce dédale


En riant plus fort à chaque fois dans tes labours


 


Je fuis le bonheur de peur qu’il ne revienne


Je n’espère plus rien de cette ancienne vérité


Qui disait qu’on aimait en faisant sienne


L’union qui devait vivre avec force des années


 


Je te maudis, toi qui en me regardant me juge


Ne m’as tu pas déjà tué en passant sous ces échelles


Ne suis je pas assez torturé, en passant à la purge


De ton amour qui m’a frôlé les lèvres du baiser mortel


 


Mes rimes sont pauvres et à l’image de mon dilemme


Qu’y puis je, je n’aurais jamais le talent d’un Rimbaud


Je ne puis choisir entre toi et toi, difficile problème


Où je meurs inévitablement  un couteau dans le dos.

                                                                                img124/9202/seulpb7.jpg

 


Jean Frédéric le 06/11/05