Mortel
J’ai perdu mon âme à essayer de comprendre
J’ai laissé mon cœur perdu dans les immondices
Je suis seul à présent pour tenter de descendre
Loin dans les profondeurs du néant sans délices
Tu m’as égarée sur les chemins de la solitude
Là où naguère j’errais dans ma tranquillité
Dans la nuit sombre brouillard des certitudes
Les yeux ouverts encombrés d’erreurs passées
L’horreur des matins au soleil pâle dans l’eau
Que n’as tu fait pour m’éloigner de vous
Mes amours déchues habillées d’oripeaux
Tu m’as englouti hors des limites, hors tout
Je suis assis sur le rebord de ce trottoir sale
A mendier une once d’amour en retour
Et toi tu fais chavirer les cœurs dans ce dédale
En riant plus fort à chaque fois dans tes labours
Je fuis le bonheur de peur qu’il ne revienne
Je n’espère plus rien de cette ancienne vérité
Qui disait qu’on aimait en faisant sienne
L’union qui devait vivre avec force des années
Je te maudis, toi qui en me regardant me juge
Ne m’as tu pas déjà tué en passant sous ces échelles
Ne suis je pas assez torturé, en passant à la purge
De ton amour qui m’a frôlé les lèvres du baiser mortel
Mes rimes sont pauvres et à l’image de mon dilemme
Qu’y puis je, je n’aurais jamais le talent d’un Rimbaud
Je ne puis choisir entre toi et toi, difficile problème
Où je meurs inévitablement un couteau dans le dos.
Jean Frédéric le 06/11/05

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