Si l’ombre se reflète au-delà des murs du temple
C’est que le soleil s’est posé sur ce corps
Dans la pénombre qui tombe, est ce qu’il tremble ?
Ou, est ce qu’il se repose de tant d’efforts ?
Les douleurs antiques qui régissent les âmes meurtries
Finiront par avoir raison de la jeunesse qui s’évapore
C’est plus tard qu’elle s’en rendra compte, amoindrie
Quand l’ombre aura gagnée sur le terrain de la mort
Aujourd’hui, elle rêve au-delà du désir des sens
À celui qui, doucement se posera à ses côtés
Effeuillant les pétales d’une fleur aux pétales de sang
Souriant à la vie qui continue son cheminement zélé
Qui la touchera d’une main preste et légère ?
Qui saura la faire frémir d’un geste précis ?
Elle ne sera à lui que s’il sait être fier
De la prendre toute entière sur le lit.
Après, bien après, elle s’éteindra doucement
Et l’ombre regagnera son corps dénué de force
Pour la couvrir de la légèreté de son voile blanc
Afin qu’elle s’endorme dans les ruines du temple


Commentaires
on apprend tout de ses...
Par cat1 le 08/06/2008 à 21h05
je voulais justement t'envoyer une image à l'instant
celle ci est parfaite
bise
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