D'un autre horizon s'élève le jour
Les chiens ont crié "attrapez les"
Ni chaines, ni menottes aux poignets
Ils ont pleuré à s'en rendre sourds
Gamins d'innocents aux portes de l'enfer
Ils ont couru, tenté de se sauver
À coup d'explosion se sont sacrifiés
Retrouvés morts, sanglants, à terre
Un sourire de carnassier les accueille
"On vous rééduquera... c'est maladif"
Un uniforme informe, inexpressif
Et cet équilatéral en guise de cercueil
De prisons en laboratoires d'analyse
Un but inaccessible appelé "liberté"
Combien d'entre eux sur les barbelés
Et dans le ventre la peur qui paralyse
Ils ont soufferts d'avoir su dire "non"
Souvent jusqu'au delà des maux, la mort
Il existe ici des Hommes debout encore
Ils regardent droit devant en leur nom
Je n'ai pas connu mais ne l'oublie pas
La mémoire reste seul vestige du passé
Un passé d'il y a soixante dix années
Alors je regarde droit et je me bats.
À toi de me suivre... ou pas...
@Julie


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