Je suis comme l’ombre qui tombe sur la terre noire
Annonçant cahot et colère divine
Je me terre dans la fosse commune de ma mémoire
Les yeux fermés sur mon héroïne
Qu’es tu devenu toi qui m’aimait
Au-delà des purgatoires infernaux
Tu m’as laissée contre l’étai qui soutenait
Ma force de vivre, parti si tôt
Comment en vouloir au soleil
Pourrais- je te tenir rigueur
D’être une de ces douces merveilles
Quand je ne devenais qu’un leurre
Qu’il est difficile d’avancer
Pour récupérer une parcelle de vie
Pour trouver de quoi balancer
Pour survivre encore dans un cri
Dans ce manteau qui me cache
Je ne suis plus que l’ombre de moi-même
Je me fuis en faisant tache
Sur ce que fut mon passé de bohème
Où faire passer la vie dans le bleu
D’une veine déjà trop assaillie
Qui m’aidera à éteindre le feu
Sous mes paupières asservies
Larmes de sang, coulez
Il est temps de sonner le glas
Plus rien ne passe, je suis vidé
Je veux partir, mourir sans pugilat
Ouvrez ma tombe pour que je me repose
Posez la pierre sur ma vie défaite
Rédigez l’épitaphe en prose
Jetez la terre sur ma mort surfaite
Ne pleurez pas celui que je fus
Protégez vous du vice de ma reine
Repoussez la, elle pue
Comme moi qui meurt sans peine.
@ Jean fred 04.09.06







